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29 mars 2017

Les impôts aux US : la prise de tête assurée !

Comme en France, quand on travaille et qu'on gagne de l'argent, on a le droit de payer ses impôts.

Mais il y a de nombreuses différences qui font que remplir sa fiche d'impôt ici est un vrai casse-tête !

2 types d’impôts


Tout d'abord, il faut savoir que selon votre lieu d'habitation aux États-Unis, les impôts ne seront pas les mêmes.
Il y a 2 types d'impôts et donc 2 déclaration à faire : l'impôt d'état et l'impôt fédéral.


Pour l'impôt fédéral, le barème est le même quelque soit l’État où vous habitez.
L'impôt d'état dépend lui de votre lieu de résidence. Ainsi dans certains États comme l'Alaska ou le Texas, il n'y a pas d'impôt sur le revenu ! Alors qu'en Californie, le taux maximum d’imposition est un des plus élevé.

Qui paye ?


Toute personne ayant résidé au moins 31 jours aux États-Unis durant l’année en cours et au moins 183 jours durant cette même année et les deux années précédentes.
Mais toutes les personnes ayant la nationalité américaine doivent remplir une déclaration d'impôt même si elles n'habitent pas aux US. Ce qui fait qu'un franco-américain qui habite en France doit déclarer ses impôts !  

La galère de la déclaration


Ici, il n'y a pas de fiche d'impôt pré-remplie comme en France. Chacun doit cocher les bonnes cases en indiquant les bons montants. Et il vaut mieux être réglo ! Il parait que les agents des impôts son pire que les agents de l'immigration : même en étant sans-papier, il vaut mieux déclarer ses impôts ! C'est une des plus importante source de déportation d'étranger.

Il faut faire sa déclaration avant le 15 avril et pour ça, il y a énormément de point à remplir. Il y a bien sûr des exonérations, des abattements, et des crédits d’impôts,...
C'est tellement compliqué (même pour les américains) qu'il vaut mieux faire appel à un site Internet spécialisé (style Turbotax) ou un préparateur fiscal.



Comme nous avons une maison en France, les choses se compliquent encore car il y a des accords entre les 2 pays pour ne pas payer le double de taxe. Nous employons donc un préparateur fiscal pour remplir notre déclaration et ça nous coûte 250 dollars.


Et les sous dans tout ça ?


Il faut savoir qu'aux États-Unis, les impôts sont prélevés à la source : on choisit d'être prélever sur le salaire plus ou moins tous les mois.
Après la déclaration d'impôt, on sait si on n'a pas assez payé et il faut redonner des sous au pays/à l'état ou si on a trop payé et dans ce cas, on reçoit un "tax refund" et ça fait super plaisir !




Les lobbies font tout pour que les taxes restent obscures et complexes et qu'on soit obligé d'embaucher quelqu'un pour les déclarations. Alors bon courage pour remplir vos fiches d'impôts !

06 mars 2017

Fumer en Californie

Quand on retourne en France pour les vacances, la 1ère chose qui se rappelle à nous dès la sortie de l'aéroport, c'est la fumée de cigarette.
 

En effet, même si notre voisin de 70 ans est un fumeur, ici, le pourcentage de fumeurs est très faible : seulement 12% !

Alors qu'en France, le taux de fumeurs est toujours de 35%....


Il faut dire que les lois sont très restrictives pour les fumeurs :

- L'âge légal pour acheter un paquet de cigarette est de 21 ans. Il coûte entre 6 et 8 dollars (5,5 à 7,8€)

Les cigarettes sont souvent une caisse à part devant les caisses des magasins


- Il est interdit de fumer dans tous les lieux publics fermés, à proximité des hôpitaux, dans les files d'attente, les stades, les marchés et en terrasse des restaurants.

- En voiture, il est interdit de fumer quand on transporte un mineur. Dans toutes les universités il est aussi interdit de fumer sous peine d'amende.

- Selon les villes, il peut aussi être interdit de fumer les vitres de la voiture ouvertes, dans les lieux publics ouverts tels que parcs ou plage voir même sur les trottoirs !

Le genre d'affiche que l'on peut voir facilement


Sur le nouveau campus d'Apple qui est en construction, la zone est également "tabacco free" : les travailleurs doivent sortir de la zone de construction pour fumer ! Il y a même des panneaux avec des poumons noircis de fumeurs comme sur les paquets de cigarettes à l'entrée du chantier !

Bref, rien n'est fait pour facilité la vie des fumeurs.

Et pourtant aux dernières élections, les californiens ont approuvé la loi permettant de fumer de le cannabis à but récréatif (jusque là c'était autorisé à but thérapeutique).
Étrangement, ce n'est donc pas le tabac que j'ai le plus senti depuis notre arrivée ici mais la Marijuana qui fait partie des mœurs de certains quartiers de San Francisco !

Il y a même un festival de la weed à SF !

09 janvier 2017

Avoir un accident aux US - les réflexes à avoir

Mercredi de la semaine dernière, une voiture m'est rentrée dedans.
Au final, rien de grave : un peu de peinture écaillée sur le pare-choc arrière et c'est tout.

J'étais à 100% dans mes droits : j'étais arrêtée pour tourner à droite, des voitures passaient devant moi et la voiture derrière ne s'est pas arrêtée, elle m'est rentrée dedans.

Comment fait-on une fois que ça a tapé ?


Résultats de recherche d'images pour « accident »

Ici, pas de constats ! Et moi, je n'avais aucune idée de ce qu'il fallait faire ! Donc voici quelques conseils si vous avez un accident en Californie.

La 1ère chose à faire est de s'arrêter et de noter la plaque d'immatriculation du véhicule. Il y a facilement des délits de fuite.

Ensuite, si possible se garer dans un coin qui ne craint pas à proximité.
Il faut alors réclamer l'assurance et le permis de la personne impliquée. Il faut aussi prendre les coordonnées de la personne : je l'ai fait mais il semblerait que ça soit une faux numéro car je n'ai ensuite eu aucune réponse à mes messages. Et c'est là où pour moi ça c'est gâté : la personne en face n'avait pas ses papiers et moi, je n'ai pas pensé à aller plus loin.

Normalement, j'aurai du le menacer d'appeler la police voir le faire s'il ne sortait pas ses papiers.

Celui qui a provoqué l'accident doit le déclarer à l'assurance. En effet, c'est l'assurance de celui qui a fait l'accident qui doit payer. Si on avait déclarer l'accident à notre assurance, ça aurait été à nous de payer ! Ce sont quand même eux qui nous ont donné toutes ces informations car Mr papa les a appelé quand il a su que j'avais eu un accident.

Résultats de recherche d'images pour « i've been an accident now what »

Enfin si l'accident est important, il faut appeler automatiquement la police.

Pourquoi menacer d'appeler la police ?


Ici, les frais médicaux peuvent couter très cher.
Si on ne veut pas avoir à payer des frais astronomiques, il faut un responsable qui paye et il faut donc  déclarer l'accident à une assurance ou à la police.
De même les dégâts sur notre voiture sont légers mais il y aurait pu y avoir des problèmes cachés et dans ce cas, si on ne veut pas avoir à payer, il faut que l'accident soit déclaré.

Il faut savoir aussi qu'ici les gens sont très nombreux à circuler sans assurance donc appeler la police n'est pas à exclure....

Par chance, rien de grave nous est arrivé mais maintenant, je suis renseignée !


Pour récapituler (pour un petit accident)



13 décembre 2016

La Californie en 26 lettres : K comme Kaiser - Le principe des assurances santé

Je profite de mon alphabet de la Californie pour vous parler des assurances santé : la notre correspond à la lettre K comme kaiser.

La 1ère chose à savoir quand on part aux États-Unis, c'est que la sécurité sociale n'existe pas et que les frais médicaux peuvent coûter très cher.

Que l'on vienne en voyage ou pour y vivre, il est indispensable de savoir comment on peut être soigné.

En effet, le système de santé aux États-Unis est privé. Cela veut dire que chacun cotise auprès d’un plan d’assurance en fonction de ses moyens bien sûr mais aussi des risques de santé qu’il veut couvrir.

Et forcément, toutes les assurances ne se valent pas. 
Quand on sait que les factures médicales sont la première raison de banqueroute personnelle aux États-Unis, il faut absolument regarder ce qui est couvert… et ce qui ne l’est pas.
 
Bref, je vais essayer de vous expliquer un peu comment ça fonctionne ici.

(source)


Si vous venez en voyage aux États-Unis


Avant de partir,  renseignez-vous bien sur votre mutuelle. Il peut être intéressant de prendre une complémentaire santé pour le voyage.

En effet, les assurances prévues par les cartes de crédit type Mastercard, Carte Visa Gold ou American Express sont plus proches des contrats d’assistance en cas d’incident pour une courte durée et ne sont nullement de réelles assurance santé.
Votre mutuelle quand a elle vous remboursera sur la base des frais médicaux français (qui n'ont rien à voir avec les frais médicaux aux US).

(source)


A savoir également qu'on vous demandera d'avancer les frais médicaux avant de vous faire rembourser : quand on en a pour plus de 3000 dollars de frais, il faut pouvoir !


Si vous venez vous installer aux États-Unis

Dans ce cas, vous n'avez pas le choix, vous devez prendre une assurance santé américaine.
Et c'est là où ça se corse !
Il existe 3 types d'assurances : les PPO, les HMO et le I I 
-A la fin, on finit à la maison des fous comme dans les 12 travaux d'Astérix (noter la référence culturelle de haut niveau !)-

Les PPO : On paye (ça, c'est toujours) une assurance qui rembourse certains praticiens dans certains hôpitaux. Les autres praticiens d'un même hôpital sont remboursés par d'autres assurances.
Avantage : on peut aller dans de très nombreux endroits différents, choisir un médecin dans un hôpital, ou en libéral, un gynéco dans un autre. C'est le système le plus utilisé aux États-Unis.
Inconvénient : un collègue de Mr papa s'est retrouvé à payer une énorme facture. Pourquoi ? Sa femme a accouché dans un hôpital et le gynéco de garde ne dépendait pas de son assurance et ses honoraires n'étaient donc pas remboursés.

Les HMO : On paye (et oui encore) une assurance qui gère les praticiens et les hôpitaux. C'est le cas de Kaiser, notre assurance. Tout est au même endroit (de l'infirmière en passant par la pharmacie ou le chirurgien). On a un médecin référent qui nous renvoie vers les spécialistes si besoin.

Avantage : on ne se pose pas de questions. Mis à part le Copay (voir glossaire), tout est forcément pris en charge.
Inconvénient : c'est souvent plus cher et les médecins sont "formatés".

Le I I : Ce sont de véritables sociétés privées d’assurance, qui proposent leurs services, indépendamment de toute activité salariale, et fonctionnent uniquement à la probabilité de réalisation du dommage.
Je ne connais pas trop donc je ne vous en dirai pas plus. 

Une bonne assurance coûte en moyenne 1000 dollars/mois pour une famille de 4 personnes. Mais l'entreprise peut prendre en charge une partie des frais.

Petit glossaire

  • Copay : Somme qui reste payer à chaque visite même si on est assuré.

"Le Copay des assurances expliqué...." "Nous payons pour la corde"

  • Maximum out of pocket : Plafond maximum de ce qu'on pourrait avoir à payer (ici, c'est maximum $5000 par an)
  • Network : Réseau de professionnels de la santé pour les PPO.
  • Out-of-network : Médecins en dehors du réseau pour les PPO.

Les prix qui font mal


Sans assurance, aller chez le généraliste coûte entre $70 et $300. Le Copay est de $20 à $65 chez mes copines (nous, il est de $35). En gros à chaque visite, on n'est pas remboursé de plus que le prix d'une consultation en France !
Ça explique pourquoi de très nombreuses personnes ne se font pas soigner ici ou utilise l'automédication.

(source)


Pour le dentiste, c'est environ $350 et pour un spécialiste de $300 à l'infini vu qu'il n'y a pas de limitation de tarif !

Les médicaments sont aussi très chers et il reste toujours une part à payer malgré les assurances.


Pour finir, si vous êtes malades et que vous allez à l'hôpital, la 1ère chose qu'on vous demandera, c'est votre carte bleue.
Ainsi, quand je m'étais fait opérée, on m'a demandé ma carte et en même temps on m'a donné une liste d'hôpitaux moins cher si je ne pouvais pas payer !

A signaler toutefois que les hôpitaux ont l’obligation de délivrer un service de soin d’urgence minimum, y compris aux personnes ne possédant pas d’assurance santé, ainsi qu’à celles et ceux se trouvant illégalement aux USA.


Bref pour vivre heureux et ne pas perdre trop d'argent, il faut vivre en bonne santé !

11 décembre 2016

Les locations de logements aux Etats-Unis : quelques différences avec la France.

Fin décembre arrive et nous allons renouveler notre lease ("bail").
L'occasion pour moi de vous raconter un peu les différences entre une location en France et aux États-Unis.

En tant que propriétaires en France et locataires ici, on peut voir les différences entre les 2 pays.
Pour résumer grossièrement, il est plus facile d'être propriétaire aux États-Unis et locataire en France (pas de bol, c'est l'inverse pour nous !). Pourquoi ? Tout simplement car les droits ne sont pas les mêmes dans les deux pays.


Les papiers pour louer un logement


En France, c'est relativement simple : il faut très peu de papier au locataire pour louer (si une agence malhonnête n'en demande pas plus). Il faut présenter :
  • Pièce d'identité
  • Fiches de paie
  • Avis d'imposition
  • Contrat de travail ou attestation d'employeur
  • Trois dernières quittance de loyer
  • Attestation de versement des allocations familiales, le cas échéant
Il y a souvent un dépôt de garantie qui ne peut excéder un mois de loyer.

(source)


Aux États-Unis, on ne vous demandera pas de papiers ! La seule chose que veulent savoir les propriétaires, c'est votre "credit history", l'évolution de votre "credit score".

Petite aparté sur le credit score : Il s'agit d'une note censée indiquer sa capacité à payer, et sa fiabilité financière. Le « credit score » est calculée entre autre, sur la base de la régularité des paiements, sur les types de crédits et leur utilisation. Plus la note est élevée, plus on peut avoir accès aux services bancaires, aux prêts ou aux locations.

Ce qui veut dire qu'ici, on ne vous demandera pas vos fiches de salaires !
Par contre quand nous sommes arrivés, on n'avait pas de credit score. Il a donc fallu que l'entreprise de Mr papa se porte garante pour nous.


Le renouvellement du contrat de location


En France, quand on signe un contrat de location, c'est pour 3 ans. Au bout de ces 3 ans, le contrat est de nouveau pour 3 ans sauf si c'est précisé et que les locataires sont d'accord. 
Un propriétaire ne peut donc récupérer son bien que tous les 3 ans (à moins que les locataires ne partent avant).



Aux États-Unis, on peut signer un lease de la durée que l'on souhaite ! Ça peut être mois par mois, pour 6 mois, 1 an,... Le tout est de se mettre d'accord entre locataire et propriétaire.


Le prix du loyer


En France, le prix et l'augmentation du loyer sont très encadrés par la loi. On ne peut pas faire n'importe quoi. L'augmentation se fait selon l'Indice de référence des loyers.

Ici, le loyer n'est pas encadré partout : ça amène à des prix aberrants dans la Silicon Valley. En effet, tant qu'il y a de la demande, les prix augmentent ! Il y a juste un délai a respecté pour prévenir le locataire de l'augmentation du loyer (valable pour la Californie : ici)

Dans notre ville, l'augmentation de prix est "encadrée" : au maximum 20% de plus ! Sachant que notre loyer est de 3100 dollars, si la propriétaire veut augmenter de 20%, ça fait passer le loyer à 3720 dollars !
Et le prix peut augmenter à chaque signature de lease. Ainsi un propriétaire qui veut se débarrasser d'un locataire va passer au contrat "mois par mois" et augmenter le prix tous les mois : c'est vite prohibitif !

(source)


Par contre on peut négocier : on a expliqué à notre propriétaire que les prix avaient tendance à stagner en ce moment. Et au lieu de passer à 3200 dollars/mois pour notre prochain lease, nous passons à 3150 dollars/mois.
De nombreux copains ont aussi négocié en signant un lease de 2 ans : pas d'augmentation pendant 2 ans pour eux et un proprio qui est sûr d'avoir quelqu'un de fiable pendant 2 ans.


La fin du contrat de location


En France, quand on veut quitter un logement loué, on envoie un préavis 3 mois avant à son propriétaire. Une fois les 3 mois passés, on peut partir sans rien payer.

Aux États-Unis, on est tenu de payer le loyer jusqu'à la fin du lease sauf si de nouveaux locataires se présentent et signent un nouveau lease.
On peut toutefois ne pas payer si on arrive à prouver que le propriétaire fait tout pour ne pas relouer son bien (par exemple il met un loyer beaucoup trop élevé).


Voilà quelques différences qui vous font comprendre pourquoi il vaut mieux être locataire en France et propriétaire aux États-Unis !

07 décembre 2016

Voter pour les élections françaises quand on habite à l'étranger

Les élections américaines sont terminées depuis peu.
Mais en France ce dont vous entendez surtout c'est les élections présidentiels.

Une chose est sûre pour moi : pour pouvoir râler en bonne française que je suis, il faut voter !
Que l'on habite en France ou à l'étranger, c'est non négociable.

Car oui on peut et on va voter des États-Unis.
Et si je vous parle des élections françaises si tôt, c'est qu'il faut s'inscrire pour pouvoir voter !

Pour cela, il faut s'inscrire auprès du consulat français avant le 31 décembre 2016 en allant sur le site : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33307

Si vous êtes déjà inscrit, il faut vérifier que votre inscription est toujours valide : en effet, la validité est de 5 ans et en conséquence les personnes qui se sont inscrites il y a plus de 5 ans seront automatiquement radiées des listes électorales au 31 décembre 2016 si elles ne renouvellent pas leur inscription avant cette date.

Dans la baie, 5 centres de vote sont prévus :
  • San Francisco : CG San Francisco, 88 Kearny street, Suite 600, San Francisco, CA 94108
  • San Francisco : LIFA San Francisco, 150 Oak street, San Francisco, CA 94102
  • Berkeley : EB Berkeley, 1009 Heinz Ave, Berkeley, CA 94710
  • Palo Alto : ISTP Palo Alto, 151 Laura Lane, Palo Alto, CA 94303
  • Sausalito : LF Sausalito, 610 Coloma street, Sausalito, CA 94965

Ça peut poser problèmes pour les français habitant loin de ces centres (par exemple dans le Wyoming) : pour les primaires à gauche et à droite, le vote peut être électronique. Mais pour le moment, le vote électronique n'est pas autorisé pour les présidentielles.

Maintenant vous avez toutes les cartes en main ! Donc en mai prochain, votez !

(source)


01 septembre 2016

Une visite médicale à l'entreprise

En avril dernier, on a proposé une visite médicale à Mr papa.

Durant sa journée de travail, il est allé voir l'infirmière qui était dépêché sur place exprès. Au préalable, il avait complété un sondage sur Internet.
L'infirmière a discuté du sondage avec lui puis il a été mesuré et pesé. On lui a enfin fait une prise de sang.

Quelques semaines plus tard, il a reçu un livret par la poste :

Son "profil de santé"


A l'intérieur, tous les résultats d'analyse à commencer par son "score quotidien de santé" :

Quand c'est rouge, c'est pas bon, quand c'est vert, c'est bon : il était entre 2 préparations au marathon à ce moment là donc il faisait peu d'exercices d'où la couleur rouge.

On a ensuite les résultats très détaillés de sa prise de sang. A chaque fois, on sait à quoi ça correspond, ce qu'il faut faire et ne pas faire pour que le taux reste bon.

Les résultats en condencé

Le détail pour chaque test


Puis les résultats de ses "mesures" :

Une bonne tension... Bref, tout est vert !


Enfin un petit guide qui explique comment rester en bonne santé.

Comment réduire son stress et faire de l'exercice.

Pour bien manger, il faut limiter les sodas et manger des légumes....Pourtant dans la Silicon Valley, les gens ont plutôt tendance à bien manger.


Tout est vert pour Mr papa. Il est donc en parfaite santé et ces tests n'auront aucunes incidences pour lui. Il faut cependant savoir que si un problème avait été détecté, il est possible que son assurance santé devienne plus chère. Il vaut donc mieux être en pleine forme au pays de l'oncle Sam !

17 décembre 2015

Un petit tour chez le dentiste : le sourire extra-white !

Hier, j'avais rendez-vous chez le dentiste.

Le rendez-vous avait été pris il y a 15 jours. On peut le prendre par téléphone mais aussi chose vraiment pratique, par Internet.

En début de semaine, j'ai reçu un mail pour confirmer mon rendez-vous : pas mal pour éviter les lapins !

Je suis arrivée avec 10 minutes d'avance : on m'a remis un questionnaire, comme pour les filles quand elles y avaient été. Et j'ai été prise en charge pile à l'heure.

Le genre de questions qui est posé.
C'est une assistante dentaire qui s'est surtout occupée de moi.
Comme c'était la 1ère fois que j'allais dans ce cabinet, elle a fait une radio de mes dents. Enfin quand je dit UNE, c'est plutôt PLEIN de radios de mes dents.

En France, on va dans une cabine à part et c'est un appareil qui tourne autour de la bouche qui prend toute la mâchoire en une seule fois. En 5 minutes max, c'est fait. Enfin chez mon dentiste, c'était ça.

Mes radios en France, c'était comme ça (source)

Là, elle me mettait un truc à mordre entre les dents puis prenait les 4 du bas à droite en photo puis les 4 du bas au milieu,.... Et parfois le truc à mordre bougeait et il fallait recommencer. Les radios de mes dents ont pris plus de 20 minutes !

Là, j'avais un truc comme ça à chaque fois dans la bouche qu'il fallait déplacer

Puis l'assistante visait avec cet appareil pour chaque radio

Ensuite elle m'a nettoyé les dents.
En France, un détartrage, c'est avec un petit appareil à ultra-son.

Là, elle y est allée manuellement : elle grattait mes dents une par une. Et je peux vous dire qu'elle grattait fort !


En grand : nettoyage avec l'appareil à Ultra-son, en haut, nettoyage manuel

Elle m'a ensuite passé du fil dentaire entre les dents et fait un petit discours comme quoi on devait l'utiliser 2 fois par jour ! C'est une des différences France/USA : l'utilisation du fil dentaire....
J'avais vu un reportage en France comme quoi ce n'était pas très bon car ça agrandissait le trou entre les dents donc plus d'aliments s'y logeaient et c'était un cercle vicieux. Ici, c'est une institution !

Frotte-frotte !

Pour terminer elle m'a passé un petit coup de polish histoire que ça brille.

Faut que ça brille !


Enfin c'est au tour de la dentiste : elle regarde rapidement mes radios, me complimente sur mes dents et c'est fini ! Je peux repartir avec une brosse à dents, un mini-dentifrice et du fil dentaire : j'ai le droit à mes cadeaux comme les enfants :)

Je suis restée 1h dans le cabinet mais seulement 5 min avec la dentiste. Une grande partie du temps, on m'a nettoyé mes dents. Autant vous dire qu'elles sont toutes lisses et qu'elles brillent !

Et voilà le sourire extra-white !


Il faut savoir qu'ici, avoir des belles dents dépend aussi du statut social : vous êtes "riches", vous pouvez avoir une mutuelle/payer le dentiste, vous avez des belles dents.

Elle voulait que je reprenne rendez-vous dans 6 mois mais je ne suis pas sûre que ce grattage intensif soit très bon pour l'émail. Une fois par an quand on a de belles dents, ça suffit non ?

J'attends maintenant la facture. Mr papa y a été en octobre et il n'a toujours rien reçu !

19 octobre 2015

Se faire opérer aux USA (quand on a une bonne mutuelle)

Comme je vous l'expliquais hier, lors de mon petit tour aux urgences, on m'a proposé 3 options.

2 options étaient : rentrer chez vous et l'autre se faire opérer ! C'est quand même très opposé non ? Car oui ici, on ne va jamais rien vous imposer. A vous de choisir.

Le docteur m'a quand même dit qu'à ma place, elle choisirait l'opération : c'est peu fréquent d'avoir l'avis de quelqu'un. C'est ce que je vais aussi choisir.

Il est 19h30. Mr papa rentre coucher les filles.

Pendant ce temps, j'attends.
Une dame vient me voir : l'opération, c'est 150 dollars. 150 dollars d'urgence + 150 dollars d'opération -sigh- ça commence à monter ! Sachant que là encore, c'est un forfait : quelque soit l'opération, elle coutera le même prix. Et ce prix dépend de votre mutuelle et donc des accords entre mutuelle et entreprise. On a quand même un plafond maximum (3000 dollars) par an pour la famille : au delà, on ne paye plus : youhou au bout de 10 combo urgences/opérations, le 11ème est offert !


Mr papa revient, on m'amène dans la salle pré-opératoire, il est 20h30.

On me remet des couvertures chauffées : je ne pensais pas que c'était possible mais il fait encore plus froid  qu'aux urgences ! Et on me pose une voie pour m'injecter divers produits

Je vois défiler l'anesthésiste, la chirurgienne, une 2ème chirurgienne, une infirmière, une aide-soignante. Tout ce beau monde se présente et me dit qu'ils vont "take care of me" - je ne traduis pas car c'est au-delà de "prendre soin de moi", il y a aussi une notion de compassion.

On me fait signer un papier avec tous les effets secondaires d'une opération : comme en France.

Avant de partir au bloc, on m'injecte un relaxant : ça fait tellement effet que je ne vois quasi rien de la salle d'opération : des lumières, des visages flous et pouf, dodo Mme maman ! Il est 21h30 : super rapide non ?

Pendant qu'on m'opère, Mr papa peut suivre l'avancée des opérations comme pour le retrait des marchandises chez Leroy Merlin ou Ikéa. Avec des couleurs, il voit où j'en suis dans une salle de repos à part. Comme ça, il sait quand je sors du bloc et il peut me rejoindre aussitôt.

On lui avait donné mon numéro pour savoir où j'en étais.


Je ne sais pas à quelle heure je suis sortie de la salle d'opération. Toujours est-il que j'émerge à 1h30. On me pose des questions sur la suite du traitement que je veux suivre : je suis encore embrumée, je réponds ce qui me semble le mieux.

Puis Mr papa m'habille, on me charge dans un fauteuil roulant et on va à la pharmacie de l'hôpital. Mr papa récupère les médicaments et on sort !!!!

Il est 2h15, on m'embarque dans notre voiture. Je somnole, on arrive à la maison, Mr papa me porte pour m'amener au lit. 

Et oui, opérée à 21h30, sortie à 2h15. D'un côté, c'est pas plus mal car je n'ai pas d'infirmière qui vient toute les 1/2h contrôler ma tension et ma température. Mais de l'autre heureusement que Mr papa a pu rester travailler auprès de moi les 2 jours suivant car pas sûre que je me serai levée pour me faire à manger.

Pour conclure :



Les + : la rapidité. Je suis entrée aux urgences à 16h00, j'ai été opérée à 21h30 et je suis sortie à 2h15. Ça c'est de l'efficacité ! Mais c'est un hôpital qui nécessite une bonne assurance prise en charge en grosse partie par l'entreprise. Je ne connais pas le temps d'attente dans les hôpitaux dit "Low cost" (oui oui on a eu un papier avec de notés les hôpitaux low cost !).
Il y a aussi une empathie du personnel soignant que je n'ai pas toujours vu en France.

Les - : un manque d'informations - je ne sais pas pourquoi j'ai eu une prise de sang et je n'ai eu aucun commentaire durant mes examens. Je n'ai pas non plus su si j'avais eu des fils résorbables ou pas et quand retirer mes pansements ! Heureusement on peut communiquer par mail pour avoir les infos après coup....
Mais surtout le prix ! 300 dollars en étant bien remboursé, ça fait mal ! (+35 dollars de visite post op une semaine après).


Comme on m'a pas mal posé la question, je finirai juste en vous disant que je vais bien.

18 octobre 2015

Un petit tour aux urgences américaine ?

Je vous ai dit il y a quelque temps avoir eu des problèmes de santé. Je ne vais pas palabrer dessus mais je vais vous expliquer comment ils ont géré le problème ici.

Suite à une prise de sang avec un mauvais résultat, mon docteur m'a téléphoné pour me demander d'aller aux urgences.



Arrivée aux urgences, une infirmière me prend ma tension pendant qu'on m'enregistre.
Je suis ensuite aussitôt (oui, vous m'avez bien lu, AUSSITOT !) amener dans une salle d'examen.
Un infirmier arrive, me pose quelques questions (du genre pourquoi je suis là), me fait une prise de sang : je ne sais pas pourquoi et ce qu'ils vont tester !

L'infirmier part, le médecin arrive, me repose des questions puis m’envoie faire des examens complémentaires.

Non, le médecin n'est pas par Georges Clooney.... D'ailleurs, je ne vais voir quasiment que des femmes.


Je suis aussitôt amener faire mes examens : 5 min d'attente, le temps d'enfiler une blouse d'hôpital et la responsable arrive. Durant tout l'examen, elle ne décoche pas un mot sauf pour me dire qu'elle est née 6 jours avant moi.... Ça ne m'avance pas beaucoup !

On m'amène ensuite dans une chambre comme dans les films : un mur est vitré et on peut tirer un rideau pour avoir de l'intimité.

C'est comme ça : d'un côté les bureaux, de l'autre, les chambres qui ferment avec des portes vitrées coulissantes et un rideau

Une infirmière vient pour me dire qu'elle va prendre soin de moi : elle me donne 3 couvertures dont une chauffée car il fait -10 dans cet hôpital et avec juste une petit blouse d'hôpital, j'ai hyper froid !

Ensuite, c'est un docteur qui arrive, me repose les mêmes questions qu'on m'a déjà posé 3 fois puis me dit qu'elle va voir si les résultats de mes examens sont prêts.

Une 3ème personne arrive : cette fois, c'est pour payer ! Et oui, les urgences ne sont pas gratuites. Tout dépend de votre mutuelle. La notre couvre plutôt bien et pour chaque visite aux urgences, on a un tarif unique : 150 dollars ! Ça fait mal quand même !

Jusque là, tout s'était déroulé très vite mais le temps va devenir très long avant que je ne revois le docteur. Bon ça reste relatif car on a du attendre 1h30, ce qui n'est rien par rapport aux heures que j'ai pu passer aux urgences françaises....

Quand le docteur revient enfin, elle m'annonce que j'ai 3 options mais que d'après elle, il vaut mieux que je me fasse opérer.

J'espère que mon nez ne va pas devenir rouge !

C'est le choix que je vais choisir mais ça fera l'objet d'un autre article !

14 octobre 2015

Amener mes filles chez le dentiste

En France, on nous a toujours dit d'amener les enfants chez le dentiste à partir de 4 ans tous les ans (mais Mlle E y était allée à 3 ans car elle s'était cognée une dent à l'école).

Ici, ils le conseillent à partir de 2 ans et tous les 6 mois !

On a pris rendez-vous pour les 2 filles, l'une après l'autre car on voulait que Mlle S voit comment ça se passait pour sa soeur.


On est accueilli dans le cabinet par une secrétaire médicale. Je leur donne un questionnaire de 3 pages qu'il y avait à remplir avant le rendez-vous (allergies, antécédents médicaux,....).

Derrière le comptoir, il y a 5-6 boxs alignés. Une aide-dentiste s'occupe d'un patient pour les soins de base puis le dentiste vient voir le patient : à la chaine !

About Dr Jennifer New
La dentiste pose sur son site.

Les filles sont les 2 dernières patientes de la journée. C'est donc uniquement la dentiste qui va s'occuper d'elles (en plus elles font craquer tout le personnel présent).


Mlle E s'allonge toute seule sur le fauteuil : elle est maintenant assez grande. La dentiste va d'abord compter toutes ses dents. Comme ma puce en a perdu une récemment, elle regarde de plus prêt : à priori, elle s'est pris un choc qui a fait tomber la dent. La définitive ne devrait pas pousser avant un ou deux ans ! Heureusement que c'est en bas !

Puis elle lui polit les dents avec un petit embout, lui passe du fil dentaire entre les dents et rajoute un liquide transparent avec un petit pinceau; Mlle E a maintenant les dents nickel !
La dentiste lui prends ensuite les dents en photo avec un tout petit appareil fixé sur un tube comme une brosse à dent. Ça permet de voir l'évolution des dents.

Graphic for 'Dental Check-Up' quiz.
En A, la petite paille qui envoie l'air et l'eau pour nettoyer la bouche, en B, l'appareil pour polir les dents, en C la pompe pour aspirer les saletés, en D, la pâte pour polir les dents : elle avait le goût de fraise pour les filles. Le reste, vous connaissez !


C'est maintenant au tour de Mlle S. Pendant qu'on s'installe, Mlle E reçoit une brosse à dent et un tube de dentifrice puis elle doit choisir un petit cadeau : elle prend un cerf-volant.

Elle a aussi eu le droit à un super kit de fil dentaire pour enfant... La dentiste a été très étonnée d'apprendre qu'en France, on n'en utilisait pas !

Mlle S est tellement contente de faire comme sa sœur (elle a vu le cadeau et en veut un aussi !) qu'elle grimpe sur le fauteuil. Mais elle est encore trop petite pour aller sur le siège toute seule et je l'installe sur mes genoux. 

La dentiste lui fait la même chose qu'à sa sœur. La petit brosse à dent pour lui nettoyer les dents est un cochon : ça fait beaucoup rire ma puce. Elle ne bouge absolument pas, même pour les photos des dents. Ouf !
 A la fin, elle a aussi sa brosse à dent, son tube de dentifrice et une peluche en cadeau.

Le personnel médical est autour de nous comme on est les derniers, ils en reviennent pas de voir des enfants sages pour aller voir le dentiste. C'est vrai que mes puces ont été parfaites : sages et elles n'ont pas bougé pendant les soins. Ce n'est pas l'habitude des enfants américains....

La dentiste nous a aussi dit qu'elles avaient toutes les 2 de très belles dents et elle nous a demandé si c'est nous qui leur lavions les dents pour qu'elles soient si propres. A 2 et 5 ans, non, les filles se débrouillent toutes seules même si on aide Mlle S pour la fin.


Mes puces ont de belles dents (bien qu'elles auront des appareils !) mais elles le doivent à elles-mêmes !



Bref, que des compliments ! Au moment de partir, on demande ce qu'on doit payer. Notre plus grosse appréhension ! Mais on n'a rien à payer sur le moment : les fiches de soins sont envoyées à notre mutuelle qui nous renvoie ce qu'on doit payer.

Une semaine plus tard, on reçoit la facture : 75 dollars par fille !
Le nettoyage et les "conseils" (quels conseils ?) sont pris en charge, mais pas les photos des dents... 
On n'ira surement pas chez le dentiste tous les 6 mois ! Et encore, je suis sûre que certaines mutuelles couvrent beaucoup moins....

14 septembre 2015

Ne pas parler la langue du pays où l'on habite

Une fois n'est pas coutume, c'est un article un peu plus personnel que je vais écrire.

Je vais vous parler de mon ressenti face au fait que je ne parle pas anglais.

Quand je dis que je ne parle pas anglais, cela signifie que je me débrouille : j'arrive à passer une commande, je dis bonjour/au revoir au caissier, j'échange 2 phrases dans un parc. Mais ça s'arrête là.
Tenir une petite conversation en anglais, comprendre sans faire répéter constamment, ça m'est impossible.


Je le considère comme un handicap car je ne peux pas faire tout ce dont j'ai envie, exprimer mes émotions, mon ressentie. C'est vraiment frustrant de ne pas être capable de tout ce qu'on peut faire dans sa langue maternelle. Je comprends plus Mlle S qui s'énerve quand je ne comprends pas ce qu'elle dit....


Pour être plus claire, je vais vous donner des exemple concrets : 

On a rencontré la directrice des admissions de l'école de Mlle E. En se tournant vers moi, elle m'a demandé de décrire ma fille en 3 adjectifs. J'en ai été incapable. Je l'ai regardé hébétée jusqu'à ce que Mr papa prenne la parole.


 


Quand je rencontre des personnes que je ne connais, en français, je suis soit peu bavarde, soit au contraire, j'ai tendance à raconter ma vie (le plus souvent). En anglais, je ne peux que me contenter de banalités : l'âge de mes filles, merci (tout le monde me dit qu'elles sont "sooo cute"),...

Quand je vais au supermarché, j'arrive juste à dire que je ne veux pas de sacs et que -merci- j'ai trouvé tout ce que je voulais. 
Ici, les caissiers sont plutôt avenant et ils aiment bien papoter en passant les articles. Je sens bien qu'ils me prennent pour une asociale quand je ne leur dit rien.


Et les échanges avec les maitresses.... L'an dernier pour Mlle E, cette année pour Mlle S.
Poser de toutes simples questions peuvent me prendre une journée pour bien les formuler.


Pour conclure, mes cours d'anglais à l'université (San Jose College) m'ont permis de prendre de l'assurance, de ne plus avoir peur quand on me pose une question, de me débrouiller.
Maintenant, je voudrai aller au-delà, progresser pour enfin être à l'aise dans la langue du pays dans lequel je vis.



Je suis encore en train de chercher comment faire mais je vous en ferai part dès que j'ai trouvé !